Actus

20/10/2013

Les trèfles pour finir la saison...

posté à 21h23

Quelle belle saison l'automne. Probablement celle que je préfère... La nature prend peu à peu ses couleurs les plus chaudes... L'air se fait de plus en plus frais... Le soleil plus bas, donne une lumière particulièrement agréable. Bref, toutes les conditions sont réunies pour terminer la saison en beauté.
C'est ce que j'ai fait en participant à 2 belles épreuves appelées "trèfles". La première sous le format "XMB", fut le trèfle des portes du mercantour. 33 km, 1000m+ et 2000m- sur un parcours magique entre Valberg et Guillaume, probablement le plus beau que j'ai eu la chance de faire (et pourtant j'en ai fait qq uns !). Malgré des descentes encore "timides" mais de bonnes jambes en montée et en portage (cf photo ;-)), je termine à une jolie 7ème place sur 70 partants. Vraiment une course que je vous conseille tant pour son parcours magnifique que pour la qualité de son organisation.
Puis début octobre, j'ai fini cette belle saison par l'enduro du trèfle vésubien, un rallye vtt entre la Colmiane et Venanson, composé de 3 belles spéciales rendues très techniques par les trombes d'eau tombées les jours précédents et par un mauvais choix de pneus... Heureusement pour nous la météo fut clémente ce jour là et malgrè quelques pépins techniques pour moi sur les deux premières spéciales, le plaisir et la bonne ambiance furent au rdv ! A refaire l'an prochain !

Maintenant place à un peu de repos et à de belles balades automnales et hivernales sur nos beaux sentiers du 06...

A bientôt,

Renaud

 


30/09/2013

Une rentrée enduro...

posté à 19h22

En effet, ce mois de septembre 2013 a été on ne peut plus riche en vtt, en particulier en enduro.
Tout d'abord j'ai pris part au réputé enduro des portes du mercantour et ses 5 superbes spéciales autour de Valberg. Un enduro sur des sentiers plus variés et ludiques que jamais. Un cocktail de terres rouges, grises, de forêts de mélèzes et de blocs calcaires... Bref j'en ai pris plein les mirettes et plein les jambes (2500m de D+)! J'ai déjà reservé mon hotel pour l'an prochain c'est vous dire ;-)...
Puis mi-septembre, j'ai pris la direction de Gourdon pour son bel enduro marathon. Un format de course bien sympa (à mi chemin entre l'enduro classique et le XMB), comprenant une spéciale de 12km et 1150 de D- à réaliser 2 fois dans la journée. Autant dire qu'il a fallu être endurant (39' la meilleure des 2 spéciales) et plutôt serein niveau pilotage car techniquement, c'est pas évident par là-bas ! Du calcaire, une voie romaine défoncée, tout ça face à la mer... Du vtt pur et dur quoi !
Au final, avec mon ptit bike all-mountain, je m'en tire plutôt bien avec une 72ème place sur 200 riders.
Une fois de plus, l'ambiance fut top et l'organisation impécable. Vive le vtt dans le 06 !

A bientôt,

Renaud

 


30/08/2013

L'été à la montagne

posté à 11h13

Cet été, comme d'hab, j'ai choisi de fuir la chaleur et les touristes du sud pour les belles montagnes du Briançonnais. Au programme des vacances, vtt allmountain et enduro, trail, balades, tout ça sans planif, au feeling, juste pour le fun ! Bref des vacances sportives avec de l'air pur, des paysages à couper le souffle, tout ça loin de la ville et de l'agitation !
Les évènements sportifs ne manquant pas dans la région, j'en ai profité pour participer à 2 courses. La première en juillet fut le Freetrail des 2 Alpes, une sorte cross-country bien physique et engagé sur une grande boucle de 38 km avec 1700m de D+ et 2500m de D-. Départ en altitude donc (2700m) pour joli parcours alternant pistes montantes, sentiers pédestres et sentiers aménagés de modules (tobogan, sauts...)descendants autour de la station. Je termine 14ème de la course sur une soixantaine de partants avec d'assez bonnes sensations malgré le manque d'oxygène !
Courant du mois d'août j'ai tenu à participer au 2ème enduro vtt des Bellevilles aux Ménuires en Savoie. Au programme une superbe journée de ride sur 4 spéciales bien ludiques et parfois bien techniques, le tout sur sentiers sauvages et/ou aménagés. Les liaisons quant à elles s'effectuaient tantôt sur le vélo par de jolis sentiers en balcon, tantôt via les remontées méca. Avec mon "ptit vélo" allmountain et mon niveau de pilotage modeste, je termine à la 77ème place sur 126 riders. Une superbe organisation en tout cas avec excusez du peu, 1 tartiflette, un ravito salé sucré, les remontées mécaniques et de belles spéciales, le tout pour 28 euros ! On est très loin des tarifs du triathlon ;-)... A refaire donc !

Maintenant place aux courses de fin de saison du 06 avec de beaux enduros dans l'arrière pays et un XMB dans la Vésubie, que demander de plus ?!

A bientôt,

Re

 


31/05/2013

Ma première Transvésubienne...

posté à 17h23

Il y a un an jour pour jour, suite à une énième entorse à la cheville, j'entends encore mon chirurgien me dire que sans passer sur le billard (ligamentoplastie), je ne pourrai plus pratiquer le trail... Un an plus tard, je ne me suis toujours pas fait opéré (donc plus de trail depuis) mais c'est sans regret lorsque je pense à toutes ces belles choses que depuis, je vis sur mon vtt et plus particulièrement un certain dimanche 19 mai 2013... Ce jour, c'est celui de la Transvésubienne. Une course hors norme, considérée par beaucoup de vététistes comme la plus dure. Jugez plutôt : 80 km, 3500m D+ et 5000m D-, le tout sur des sentiers très techniques dont le fameux GR5 et son calcaire intraitable. Et pour rajouter "un peu" de piment à tout ça, une météo très capricieuse faite d'averse de pluie et de neige à répétition.
Autant vous dire que sur la ligne de départ, je n'en mène pas large ! Certes en un an de pratique assidue du vtt (2 à 3 sorties par semaine), mon pilotage s'est bien amélioré, mais là dans de telles conditions climatiques, je ne fais pas le malin !
C'est donc à 6h15, sur la piste de ski de la Colmiane que 750 furieux et bibi sont prets à en découdre avec les éléments !
Toutes les 5' puis toutes les minutes, l'organisateur Georges Edwards fait monter la pression en brandissant un panneau annonciateur du temps restant avant le start...
6h30... Pan! C'est parti pour une longue journée qui va rester bien gravée dans ma tête... et dans mes jambes.
Une première descente herbeuse très large composée de 3 belles chicanes pour décanter le peloton se passe sans encombre et nous emmène au pied d'une montée toujours très large avec un joli télésiège au-dessus de notre tête... Bref c'est pentu ! Très vite nous nous retrouvons à 1700 m, altitude à laquelle nos crampons fendent la belle neige fraiche tombée ces derniers jours. Sur mon chemin, je croise un cheval seul dans la neige et la brume. Je crois délirer mais non, il est bien là... Magique... Au sommet, à la cime de la Colmiane, j'attaque la première descente faite de neige, de boue et de racines. Très vite je sens ma roue avant partir et c'est la chute ! Et d'une ! Sans gravité… Puis l'ascension continue, la neige se fait de plus en plus épaisse et se met même à tomber à gros flocons sur nos casques !
Au col des 2 Caïres (1900m), le panorama est sompteux... Immaginez les montagnes blanches, la mer en arrière plan et une "fourmilière" de riders en train de braver le froid sur ce sentier blanc... Une image surréaliste un mois de mai ! Sur ce sentier vallonné, j'alterne poussage en montée dans la poudreuse et descente toute en glisse dans la trace... Un régal! Enfin un régal jusqu'à ce que ma tige de selle telescopique (tds) se bloque en position haute à cause du froid ! Du coup j'effectue la longue descente sinueuse en forêt avec la selle en haut... Et là, c'est la panique. Plusieurs concurrents me doublent, je manque plusieurs fois de me ramasser... Bref je traverse un gros moment de doute et d'inquiétude. Je m'arrête sous un arbre (car ça neige fort !) pour réparer le truc... Finalement je parviens à redescendre la tds et c'est parti pour une nouvelle descente, celle du col d'Andrion (1700m). Ici la neige n'est plus mais c'est en un incroyable torrent d'eau et de boue que s'est transformé notre cher GR5. C'est donc prudemment que j'attaque cette nouvelle difficulté. Les grosses marches glissantes de calcaires, de racines de boue passent plutôt bien jusqu'à ce que je me fasse piéger par une flaque de boue plus profonde que les autres. Je plante ma roue avant dedans et paf, un beau soleil dans une marre de boue glacée. Je ressors de là sans trop de dégats mais littéralement recouvert de boue... "L'homme boue" quoi ! Je repars tant bien que mal et l'aventure se poursuis... La pluie cesse un moment et le sentier s'élève de nouveau... Bizarrement j'aime mieux ça ! C'est là qu'un long et beau portage s'offre à nous : celui du Brec d'Utelle (1600m). Les blocs de calcaires se gravissent sans encombres, vélo calé sur le dos, le rythme est soutenu, les jambes vont bien, bref je suis toujours en vie ! Arrivé au sommet, petite pause pour mater la jolie vue qui s'offrent à nous et c'est parti pour une des descentes des plus techniques du département. D'habitude je parviens à faire la majeure partie sur le vélo mais là, avec la roche rendue glissante par la pluie et la boue des concurrents me précédant, c'est une vraie patinoire que je me résouds rapidement à prendre à plusieurs reprises à pied. Certains gars me passent tels des équilibristes à une allure folle... J'hallucine ! S’en suit un sentier en balcon plus roulant et sec. La vue est toujours splendide et la rocaille plus sèche donc je peux un peu lacher les freins. Au col du Castelgineste, nouvelle descente technique faite de belles marches, racines et terre meuble. Je passe plutôt pas mal les difficultés mais sur le bord du sentier c’est Beyrouth ! Un gars allongé sur le bord gémissant après une chute, un autre en train de faire de la mécanique, un autre par terre etc… Bref je m’en tire plutôt pas mal et arrive enfin au village d’Utelle.
Ici retour à un peu de civilisation car c’est un des points d’assistance technique. Là m’attend ma Christel, bouteille de boisson énergétique dans une mai n et accessoires de réparation dans l’autre. Et bien je peux vous dire que je suis bien content de la voir et qu’un peu de réconford après cette première partie de course chaotique me fait le plus grand bien. Nous échangeons quelques mots, nous donnons rdv au Pont du Cros et c’est reparti pour l’ascension de la Madonne d’Utelle. Tout se passe bien, je pousse, je porte, le soleil est là et la Madonne fait son apparition… Du haut de ses 1200m d’altitude elle domine les alentours. Plus loin je vois la mer, ça rassure. C’est à ce moment là que débute une nouvelle partie très technique du parcours… La descente de la Madonne et ses rochers de calcaires découpés qui ne pardonne pas en cas d’erreur… C’est donc à pied que j’attaque la descente… Puis le sentier devient moins engagé donc j’enchaine les épingles glissantes et les marches sur mon vélo jusqu’en bas au col d’Ambellarte. Une belle remontée ombragée nous emmène plus haut dans une belle prairie avec une vieille bergerie sur le côté… Ca sent les bêtes… Puis c’est une nouvelle descente qui approche, celle qui va au Chaudan. Cette descente très ludique, pas trop technique me convient bien. Des concurrents me doublent mais je m’éclate bien c’est là l’essentiel ! Quelques remontées plus loin j’attaque une dernière longue descente vers le Cros d’Utelle. Un superbe passage dans des ravines de schiste me donne des sensations de glisse exceptionnelles… Nous traversons le village puis c’est la descente finale sur Pont du Cros. Quelques escaliers plus loin j’aperçois Cricri qui m’attend. Une nouvelle fois c’est un plaisir de la voir ! Le ravito se passe nickel et ça tombe bien car la montée qui suit va faire mal. Il s’agit d’un long portage qui nous amène à Levens. Bizarrement, tout se passe bien, je ne ressens pas trop la fatigue et je remonte quelques gars déjà bien attaqués. 50’ de portage/poussage plus tard j’arrive à Levens au ravito, là où Christel est sensée m’attendre… Sensée car pas de Christel. Je m’affolle pas et poursuis mon chemin en me disant qu’elle doit être plus loin. Mais non, personne à l’horizon ! Je tente de l’appeler mais en vain, pas de réseau. Je regarde ma montre, cela fait 6h que je roule, j’ai besoin d’eau et pas de Christel en vue. La fatigue se fait sentir, je m’inquiète, je m’arrête à plusieurs reprises, je perds beaucoup de temps et d’énergie… Bref je traverse une phase difficile. Finalement à la fin d’un énième portage le réseau revient. Nous donnons rdv au Plan d’Ariou !
Du coup la motivation revient un peu et les jambes avec. C’est pas plus mal car il se met à bien pleuvoir comme il faut. La dernière descente menant à Plan d’Ariou est donc glissante mais mon pilotage reste propre donc RAS. Je retrouve Christel qui me voit débarquer de « nulle part ». « Tu me fais peine » me lance dit-elle ! Il faut dire qu’après 7h de course je ne suis pas très beau à voir… Dernier remplissage de gourde et je pars à l’assaut du col d’Aspremont. La montée en sous bois se passe sans soucis et les 2 kilomètres de route nous amenant au col me font le plus grand bien. Arrivé à Aspremont, j’attaque vaillamment le GR5 en balcon contournant le Mont Chauve. J’ai l’impression d’être à la maison tant je connais cet endroit ! Ca sent bon le thym, le sentier est sec, le soleil tape et la mer n’est plus très loin ! J’attaque donc la descente vers l’Aire Saint-Michel confiant car je sais qu’il n’y a plus de difficulté majeure. Mais c’était sans compter sur la pluie qui fait son retour et sur une descente que je ne connais pas du tout. Dans le coin les riders l’appelent « Zongo ». Je ne sais pas pourquoi mais ce que je sais à présent c’est qu’elle est très technique et bien piégeuse. En plus avec la pluie qui tombe ça glisse beaucoup donc c’est « à l’arrache » que je descends. Quelques frayeurs plus loin j’arrive enfin l’Aire Saint-Michel. Un petit bout de route et là on nous fait bifurquer dans une espèce de jungle. Et quand je dit jungle j’exagère pas ! Avec les pluie tombées ces derniers temps, c’est très vert… On se croirait en Amazonie ! Un franchissement de gué et quelques marches plus loin j’atterris au village de Saint-André. Je suis bien entamé mais je sais qu’ à présent l’arrivée n’est plus très loin. Une portion de route en bordure de Paillon puis on me fait signe de rentrer dans le tunnel que je prends tout les matins pour aller bosser… Je sais que la délivrance n’est plus très loin alors dans ce tunnel noir éclairé par les néons je file à vive allure (enfin vive allure par rapport au reste ;)) vers la lumière… A la sortie ça y est, je franchis la ligne ! Un bénévole me demande si tout est ok et me colle un sticker « finisher » sur ma plaque, un simple bout de papier au fond mais qui m’a demandé tant d’efforts et péripéties pour l’obtenir que finalement c’est bien plus que ça ce fichu stickers !
Plus loin sur la prom je retrouve ma Christel, sans qui cette expérience n’aurait pas eu la même saveur. Le vent souffle fort et une grosse houle s’abat sur la plage. Je suis couvert de boue sèche, très fatigué mais bizarrement je me sens bien. En fait j’ai l’impression d’avoir vécu une année en accéléré… Les 4 saisons se sont succédées aujourd’hui et après avoir traversé le département dans la même journée, sur mon vtt, le départ de ce matin à la Colmiane me parait tellement loin…
Vraiment une belle aventure cette transvésubienne…

 


22/04/2013

Le crapahu du Bois Noir...

posté à 04h59

Dimanche dernier, à Breil, avait lieu le 3ème XMB VTT du 06 de la saison.
Au menu du jour : Soleil, chaleur, restanques, voies romaines, terre, racines, forêt, ruisseau, villages (Olivetta, Piène Haute), vue imprenable sur la Roya, du bien physique et du bien technique...
Au niveau des tarifs ça donne : 35km de course + 8km de liaison (2000m de D+/-), 2h57 (46ème /120 riders) :-) !
A bientôt pour la suite !

 




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